Newsletter : retour sur l’atelier 2

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Voici en quelques pages les éléments produits pendant l’atelier 2, mené le 6 juillet dernier à Maltot. Vous y trouverez :

  • des lectures historiques sur l’évolution des usages dans le périurbain autour de Caen,
  • des comparaisons de cartes anciennes,
  • des réponses aux défis pour mieux vivre ensemble,
  • des éléments de débat sur ce que veulent dire « croissance » et « développement » pour les territoires
  • des pistes de projets concrets à tester rapidement avec le panel citoyen

Une newsletter concoctée avec soin par Camille Kowalski de la DDTM Calvados.

 

L’Atelier des Territoires sur Radio Tou’Caen!

Radio Tou’can met en valeur l’Atelier des Territoires dans une émission dédiée à la métropole caennaise.

  • Qu’est ce que la métropole ? Quelle définition peut-on en donner ?
  • A quoi ressemble le périurbain caennais ? Quelles sont ses caractéristiques ?
  • A quoi peut servir l’Atelier des territoires ? Pourquoi rentrer par les usages ?

Avec Manon Loisel (Acadie), Patrice Duny, directeur de l’AUCAME, et Lionel Rougé, géographe, docteur en géographie et maître de conférences à l’Université de Caen Basse-Normandie.

L’émission est podcastable sur http://radio-toucaen.fr/

1er atelier : par ici le programme !

Les 25 et 26 avril prochain aura lieu le 1er atelier. Au programme, une visite en bus le premier jour, pour permettre aux élus, techniciens et acteurs du territoire de mieux appréhender les communes exploratoires et les problématiques fléchées. Un atelier l’après-midi du deuxième jour pour plancher ensemble sur ce que « projet collectif » veut dire. Votre avis nous intéresse, n’hésitez pas à vous joindre à nous au foyer rural de Cagny à partir de 14h : plus d’informations ici.

La visite : quelques règles du jeu

  • Nous choisissons de proposer des temps de visite (ou de promenade) et de discussion conséquents pendant chaque arrêt. Par conséquent, il s’agit d’effectuer un nombre d’arrêts réduit, un par grappe de communes exploratoires.
  • Sur chacun des arrêts des acteurs locaux nous parlerons du lieu sur lequel nous sommes, de la problématique (habitat, mobilité, services, agriculture, espaces publics, …).
  • Il y aura 5 séquences orientées sur une problématique. Tous les participants qui souhaitent prendre la parole sur une séquence spécifique pendant le trajet en bus se placent au devant du bus pour pouvoir prendre le micro pendant le voyage.

 

Le programme de l’atelier 1

JOUR  1 – la visite – mardi 25 avril 2017

 

9h00 Rendez-vous à la DDTM pour un accueil – café
9h30 Départ pour la visite en bus
10h30 Grappe de communes exploratoires 1 : thématique ESPACES PUBLICS

Luc-sur-mer / Lion-sur-mer / Hermanville-sur-Mer/ Douvres-la-Délivrande

Interventions le temps du trajet : les élus

Arrêt 1 : Douvres-la-Délivrande – Place Lelièvre

Sujet spécifique : les espaces publics et les lieux de convivialité, pour répondre à des besoins spécifiques : adolescents, personnes âgées, familles avec poussettes

Témoignages de « personnes ressources »

11h30 Grappe de communes exploratoires 2 : thématique HABITAT

Rots/ Secqueville/ Lasson / Thaon

Interventions le temps du trajet : les élus

Arrêt 2 : Rots – croisement rue de l’Eglise et Chemin de Colombelles

Sujet spécifique : les parcours résidentiels dans l’habitat, en particulier l’adaptation de l’habitat aux besoins du 4e âge, les compromis à trouver entre densité et usages du pavillonnaire (jardin, stationnement, …)

Témoignages de « personnes ressources »

12h45 Grappe de communes exploratoires 3 : thématique COMMERCES ET SERVICES

Esquay-notre-Dame / Evrecy / Maltot

Interventions le temps du trajet : les élus

Arrêt 3 : Maltot – Drive Fermier – 4 Rue de Fontaine

Sujet spécifique : les services, les commerces et les équipements de proximité, et les complémentarités avec les communes avoisinantes

Témoignages de « personnes ressources »

13h00 Déjeuner au CFA de Maltot
15h00 Grappe de communes exploratoires 4 : thématique MOBILITES (thème transversal)

Cagny / Soliers / Tilly la Campagne / Bretteville-sur-Laize

Interventions le temps du trajet : les élus

Arrêt 4 : Bretteville-sur-Laize – Auto-école, 8 Rue du Général de Gaulle

Sujet spécifique : les mobilités selon les publics, l’accompagnement des publics captifs (jeunes sans permis, personnes âgées, …), et  les parcours quotidiens (école, domicile-travail, loisirs du mercredi après-midi)

Témoignages de « personnes ressources »

16h00 Grappe de communes exploratoires 4 : thématique AGRICULTURE ET PAYSAGE

Interventions le temps du trajet : les élus

Arrêt 5 : Soliers – Bois de l’an 2000

Sujet spécifique : les espaces publics et les lieux de convivialité : retrouver des espaces ouverts à proximité de la commune et faire cohabiter les différents usages (chasse, randonnées, cueillette, sport & loisirs)

Témoignages de « personnes ressources »

17h00 Arrivée à la DDTM – Clôture de la journée autour d’un goûter
 

JOUR  2 – atelier – mercredi 26 avril 2017

14h00 Accueil – café à la salle de l’association du Foyer Rural à Cagny (Rue Foyer Rural)
14h – 14h15 Intervention de la mairie de Cagny, de Sonia de la Prévôté et du directeur de la DDTM
14h15- 15h30 Présentations par le groupement (Acadie, Plausible Possible et Particules) sur :

–          le temps d’immersion et les entretiens menés sur le territoire début mars,

–          le parcours de visite de la veille,

–          l’analyse portée sur les thématiques et les grappes de communes exploratoires,

15h30 – 17h00 Ateliers de travail autour des projets collectifs

Mise en commun et perspectives pour l’atelier 2

 

Retour sur notre méthode : pourquoi des « coups de sonde »?

Notre équipe a choisi de réaliser quelques « coups de sonde » préalables à l’animation des ateliers de travail avec les partenaires de la démarche. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Tout d’abord, c’est une méthode active de découverte du territoire : difficile de tenir un propos sur des lieux sans les connaître. Discuter, observer et photographier des lieux et ceux qui les fréquentent sont d’utiles moyens de connaissance.

Mais au-delà de cette découverte, cette méthode se révèle féconde pour la démarche collective. Elle permet de s’éloigner de l’individu « moyen » qui, nous le savons bien, n’existe que dans les statistiques. Pour les territoires périurbains, quelle est cette figure « moyenne » ? C’est le couple, avec enfants, qui rembourse son logement tout en travaillant dans le centre-ville. Nous en avons rencontré bien sûr … mais comment les résumer à ces seules caractéristiques qui nous disent peu de leur manière de vivre le territoire ? Par ailleurs, nous avons aussi rencontré des retraités, des couples sans enfants, des couples divorcées, des salariés qui ne travaillent pas dans la ville voisine, des adolescents, des célibataires, des veuves, des adultes en colocation,…

Bref, les coups de sonde sont là pour nous rappeler la diversité des visages, des aspirations et des parcours des habitants. Nous avons donc fait notre le projet du sociologue Pierre Rosanvallon de « raconter la vie ». Dans une société où les statistiques sont si développées et où les rapports administratifs et techniques sont utilement nombreux, n’est-ce pas l’observation attentive et empathique des propos de nos contemporains qui permet aussi de révéler, de manière concrète, notre manière de vivre ensemble ?

Quelle méthode pour sélectionner ces paroles? L’espace périurbain ne manque pas d’études sociologiques poussée ni d’investigations approfondies (voir les ressources du Lab périurbain). Nous nous sommes appuyés sur les résultats de ces travaux, pour chercher quelques figures qui les confirment ou, au contraire, conduisent, par petites touches, à les reconsidérer. Notre méthode est donc celle d’une « dérive raisonnée ». Dérive car les rencontres sont toujours le fruit d’un hasard. Raisonnée car notre méthode s’appuie sur une solide appropriation préalable d’un large corpus d’études et de recherches sur les dynamiques sociales des espaces périurbains.

Que retenir de tous ces coups de sonde ? Disons-le tout net : nous gardons quelques analyses pour mettre en perspective les échanges des ateliers à venir. Et puis, n’est-ce pas à vous, chers lecteurs, de réagir sur les paroles recueillies, de nous proposer les informations essentielles à retenir ? Ces quelques coups de sonde confirment-ils vos sentiments ou vos idées ? Serez-vous, comme nous, surpris par les pratiques de l’espace public qu’ils révèlent et l’imaginaire territorial qu’ils expriment ? N’hésitez pas à réagir ici !

1-2-3 mars : à la rencontre des habitants

Les 1, 2 et 3 mars prochain, toute l’équipe se rend dans les communes pilotes pour creuser les thématiques sélectionnées pendant l’atelier de lancement.

Pendant ces 3 jours, l’équipe effectuera :

  • des entretiens avec un ou des élus des communes concernées en les interrogeant sur le mode du jeu Qui est-ce? afin qu’ils nous aident à identifier les acteurs intéressants à rencontrer
  • des discussions avec des intermédiaires (coiffeurs / taxis / infirmiers / médecins / secrétaires de marie / …) capables de parler d’eux mais aussi de se faire l’écho de la multiplicité des pratiques qu’ils observent
  • des discussions avec les habitants (au supermarché, café, quartier, marché, parc, sortie d’école, …), dans des lieux à déterminer en partant de la problématique ciblée
  • de l’observation des usages

 

Objectifs de ces trois jours : 

  • mieux comprendre les attentes des élus
  • alimenter les pistes problématiques sur chaque thématique (mobilités, habitat, espaces publics, services et commerces, agriculture et paysages)
  • comprendre la diversité des publics et leurs besoins, détecter des usages « discrets » du périurbain
  • commencer à repérer des bonnes pratiques collectives

Les résultats de ces trois jours figurent dans l’onglet Paroles

Quatre « grappes » de territoires exploratoires

Pendant l’atelier de lancement, 4 « grappes » de territoires volontaires pour explorer les thèmes ont été proposées :

Grappe 1 : Cagny / Soliers / Tilly la Campagne / Breteville-sur Laize

Grappe 2 : Rots/ Secqueville/ Lasson / Thaon

Grappe 3 : Luc-sur-mer / Lion-sur-mer / Hermanville-sur-mer/ Douvres-la-Délivrande

Grappe 4 : Esquay-notre-Dame / Evrecy / Maltot

Ces communes sont désormais « exploratoires » pour explorer des problématiques qui concernent toutes les communes périurbaines : les mobilités, l’habitat, l’agriculture, les services et les commerces, les espaces publics et lieux de convivialité.

Toutes les autres communes de l’aire urbaine de Caen pourront se référer à la grappe qui les intéresse, en fonction de la thématique qu’elles souhaitent approfondir. Par exemple, la commune de Falaise pourra se référer aux problématiques traitées sur Douvres-la-Délivrande, petit pôle urbain de plus de 3 000 habitants.

Sur chacune des grappes, une thématique sera particulièrement creusée :

Grappe 1 : Cagny – Soliers – Tilly la Campagne – Breteville sur Laize

Thématique dominante = agriculture / paysage

Grappe 2 : Rots-Secqueville-Lasson et Thaon

Thématique dominante = habitat

Grappe 3 : Luc-sur-Mer – Lion-sur-Mer – Hermanville-sur-Mer – Douvres-la-Délivrande

Thématique dominante = espaces publics et lieux de convivialité

Grappe 4 : Esquay-notre-Dame – Evrecy – Maltot

Thématique dominante = services et commerces

 

La thématique des mobilités étant considérée comme transversale à chacune des grappes.

Le groupement rencontrera les maires de ces communes et partira à la rencontre des habitants début mars!

Questionnaire : quel périurbain êtes vous ?

Pour préparer le séminaire de lancement du 30 janvier 2017, l’équipe a envoyé aux invités un petit questionnaire afin de comprendre comment ils appréhendaient la question du mieux vivre ensemble dans le périurbain.

Quelles sont, selon vous, les principales caractéristiques de la vie périurbaine ?

  • les trajets (24 réponses)
  • la maison individuelle (23 réponses)
  • la vie locale et le voisinage (15 réponses)
  • la vie familiale (10 réponses)
  • le jardin (7 réponses)

Qu’est ce qui fait qu’on « vit bien ensemble » dans votre commune? 

les réponses majoritaires sont :

  • la vie associative
  • la taille de la commune
  • la qualité urbaine
  • le paysage

Quelle politique publique manque-t-il pour mieux vivre dans le périurbain?

La plupart des réponses plébiscitent :

  • Une politique des transports et des mobilités
  • Une politique commerciale pour animer la vie locale
  • Une politique de la sécurité
  • Des services et une politique culturelle
  • Une politique d’aménagement

Vous êtes plutôt urbain ? rural ? Périurbain ? 

La grande majorité des répondants se considère comme étant « périurbains ». C’est donc que ce terme, utilisé majoritairement en aménagement, correspond aussi à un élément identitaire.

Retour sur le séminaire de lancement

Le 30 janvier dernier, près de 60 acteurs (majoritairement des élus, mais aussi des représentants de l’Etat, des aménageurs, des universitaires, …) se sont réunis toute la matinée au Pavillon de Caen pour le lancement de la démarche de l’Atelier.

La matinée s’est déroulée en deux temps :

  1. un premier temps de travail en sous-groupes pour déterminer les problématiques à prioriser lors de la démarche
  2. un second pour arrêter les communes volontaires pour piloter la démarche, et celles qui pourraient les accompagner.

 

Voici quelques verbatims issus des échanges sur les thématiques prioritaires :

A propos des mobilités :

  • l’importance des temps de trajet,
  • l’évolution des besoins,
  • l’évolution des pratiques …

« Les temps de déplacement peuvent être réduits, aménagés ou pensés plus intelligemment… en intégrant les différents trajets d’une même famille, les temporalités, les usages du véhicule, … »

« Comment mettre en système les différentes alternatives à la voiture ? »

« Les déplacements à 4 ou 5 km sont les plus compliqués à effectuer : en vélo c’est souvent dangereux, à pied c’est souvent peu agréable, et il existe souvent peu d’alternatives collectives. »

« Comment créer un désir de mobilités actives ? »

« Un espace de sociabilités peu pensé : le parking ! »

« Comment penser la mobilité pour tous les « hors-auto » : les adolescents, les gens qui n’ont pas le permis, ceux qui ne peuvent plus prendre la voiture pour des raisons d’âge ou de santé, ceux pour qui elle représente un coût trop lourd… »

A propos de l’habitat :

  • les différentes typologies de logements
  • l’adaptabilité aux différents âges de la vie
  • le vieillissement du bâti

 « Le périurbain au-delà des lotissements, ce sont aussi des formes de bâti qui vieillissent »

« Nous sommes confrontés à deux types de rythmes : des ménages pour viennent et repartent rapidement, et des personnes qui restent toute leur vie dans la même commune, dans la même maison.»

« Les personnes qui vieillissent dans leur logement ont des besoins spécifiques. Les femmes âgées seules se retrouvent dans des maisons configurées pour des familles. Elles peuvent avoir peur la nuit, etc. »

A propos de l’agriculture:

  • les conflits d’usage,
  • le devenir des fermes en cœur de bourg,
  • l’activation de l’agriculture

 « Nous devons replacer le rapport aux terres agricoles au centre. Elles sont productives, porteuses d’une identité et même porte d’entrée pour développer le lien social »

 A propos des services et des commerces : 

  • les commerces,
  • les équipements publics (scolaires et petite enfance, culturels),
  • la vie associative (sportives, culturelles, …)

 « De nombreux équipements sont sous-fréquentés. Parfois il y a de vraies barrières sociales et culturelles entre les différents publics. Certains ménages n’envoient pas leurs enfants à la bibliothèque, ne vont jamais au marché, et puis d’autres n’auront jamais le reflex d’aller voir des spectacles dans les salles locales. »

« En termes culturel il existe un effet de seuil : il faut proposer des programmations qui parlent au plus grand nombre pour que quelques personnes viennent. »

« Il faut travailler sur la question des proximités »

A propos des espaces publics:

  • polyvalence, ouverture aux usages
  • lien entre quartiers monofonctionnels

 « Le défi du périurbain est de devoir fournir à la fois des espaces privés, individuels et des espaces publics collectifs de qualité »

«  Ce qu’on doit penser c’est l’ergonomie du périurbain »

« Comment (a)ménager le lien social ? Faut-il toujours chercher à faire en sortes que les gens se retrouvent ?»

De premiers échanges riches !

Séminaire de lancement : lundi 30 janvier

Lundi 30 janvier au PAVILLON de la Presqu’île de Caen, nous lançons officiellement la démarche auprès des élus du territoire. Au programme : la sélection des communes volontaires pour participer à la démarche et le choix des thématiques.

Cette session aura lieu en présence de Sonia de la Provoté, Présidente de Caen Normandie Métropole et de Stéphane Guyon, Secrétaire Général de la Préfecture du Calvados.